3 questions à Philippe Jouin, président de Biocoop Restauration

Filiale à 100 % de Biocoop, Biocoop Restauration fonctionne en partenariat avec 21 groupements de producteurs.


La rentrée 2019 sera-t-elle bio ? En tant que fournisseur, notez-vous une augmentation de la demande de la part des acteurs de la restauration scolaire du fait de la loi Egalim ? Si oui, quelle est cette progression  sur votre activité ? 
Le « frémissement » s'est fait sentir dès le printemps dernier avec les annonces législatives et la parution du décret. Nous sommes en progression de 6 à 8 points supplémentaires par rapport à une croissance attendue de 20 %. L’effet le plus significatif se traduit maintenant dans la publication des appels d'offres avec des demandes en produits issus de l’agriculture biologique. Un problème majeur cependant pour nous : la publication massive d’appels d'offres mêlant produits bios et non bios auxquels nous ne pouvons répondre en tant que distributeur spécialisé 100 % bio.


Le prix généralement  plus élevé des produits bio est-il toujours considéré comme un frein à leur introduction en restauration collective ? 
Sans aucun  doute. Cela se retrouve dans le contenu de la demande qui ne concerne que très peu pour l’instant les produits carnés.


Comment évolue votre activité avec la restauration commerciale ? Quels sont les produits les plus demandés ? 
La demande reste forte mais moindre que la restauration collective. Il y a pour l’instant un vrai renversement de tendance. Les fruits et légumes , les produits frais (hors viande), puis l’épicerie sont les plus demandés. Pour 2019, nous tablons sur un CA de 12 500 K€ à minima, dont 20 % sur la restauration commerciale et 80 % sur la restauration collective.