La food tech est-elle green ? | Sirha Green 2020
21 juin 2019

La food tech est-elle green ?

Les start-up qui disposent d'une bonne connaissance des problématiques des acteurs de la restauration peuvent leur fournir les bons outils pour devenir écoresponsables. C'est le cas de Fresh Me Up, une plateforme qui lutte contre le gaspillage en connectant plusieurs acteurs. Sur une interface, producteurs et grossistes des MIN renseignent leurs invendus et queues de lots aux restaurateurs qui peuvent les acheter à prix cassé. Aux fournisseurs qui ne liquident pas la totalité de leurs invendus, Fresh Me Up propose de les donner à des associations et leur simplifie toute la procédure permettant la défiscalisation. Ce qui a représenté, en 2018, la valorisation d'un peu plus de 14 000 € de dons.
Les achats, la gestion des ressources, des consommations d'énergie, la traçabilité, l'élaboration des recettes et les cartes, la gestion des déchets et du gaspillage peuvent être optimisés grâce des applications, comme celles développées par Meal Canteen, Too Good To Go, Optimiam, Phénix, CHR Numérique, Eco2 Initiative par exemple. « La production et gestion de ce type de données peut dans ce cas aider les restaurateurs à initier une démarche environnementale », souligne Anne-Gaëlle de Laboulaye, DGA de Food Service Factory 

En revanche, les solutions de réservation, de précommande, de prépaiement, qui permettent d'améliorer la marge d'un établissement (ce qui n'est pas négligeable), ne procurent pas de gain environnemental.
Reste à savoir si ces gains générés grâce aux outils de back-office ne sont pas annulés par leur propre empreinte environnementale (1) : consommation d'énergie, utilisation de matériaux, équipements...


Restauration21 
https://www.fresh-me-up.com/
(1)Guide Ademe : La face cachée du numérique 

 

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